martedì 10 luglio 2012

EMILE EDANG - «ETRE JEUNE ICI» - QUATTRO POESIE




Notizia autobiografica: 

Mi chiamo Emile Edang. Sono nato in Camerun, vivo in Italia dal mese di agosto del 2009. Studio Comunicazione Turistica e dell’Impresa all’Università degli Studi di Urbino “Carlo Bo”. Fin da bambino, mi sono sempre sentito poeta nell’anima, ascoltando spesso il grido solitario del vento o contemplando, nei pomeriggi silenziosi, le forme strane disegnate dalle nuvole. Il passo decisivo però si compie una decina d’anni fa, in un particolare momento difficile della mia adolescenza. È stato lì che, sulla mia via di Damasco, sono stato illuminato dalla luce della Poesia e, da quel momento, scrivere per me è diventato come respirare: una necessità. 


Di Emile Edang ci siamo precedentemente occupati (si veda: EMILE EDANG - QUATTROPOESIE  e  EMILE EDANG - «JE ME VIS DANS CES LIGNES» - QUATTRO POESIE ).









3 - Le ténébreux


Je suis le ténébreux
Fauve tapis sous la pyramide de mes énigmes
Comme une énergie infinie
En prison dans mon creux
Je suis l’ombre et le feu, le démon aux ailes d’azur
Désir inaliénable jaillissant comme un rayon dans le miroir de mes yeux
Je ne suis ni esclave ni Dieu
Simplement un passage, un sillon vers l’horizon
L’univers est ma maison
L’errance ma mission
Le silence ma passion
La renaissance mon ambition
La délivrance la solution
Je suis le mystère
L’étincelle dansant sur l’obscur
La respiration solitaire
Qui oscille entre pur et impur
Je suis la présence en permanence
Gravée comme une essence
Dans l’éternité de mes sens
Peut être matériel, peut être spirituel
Qu’importe
Je suis surement éternel





Il tenebroso


Io sono il tenebroso
Belva schiacciata sotto la piramide dei miei enigmi
Come un’energia infinita
Nella prigione della mia tana
Sono l’ombra e sono il fuoco, sono il demone dalle azzurre ali
Desiderio irrinunciabile che sgorga come un raggio dentro lo specchio dei miei dddddocchi
Non sono né schiavo né dio
Ma, assai semplicemente, sono un varco, un solco che va verso l’orizzonte
L’universo è la mia casa
L’erranza è la mia missione
Il silenzio è la mia passione
La rinascita è la mia ambizione
La liberazione è la soluzione
Sono il mistero, sono
La scintilla che danza sopra il buio
Il respirare solitario
Oscillante fra puro ed impuro
Io sono la presenza che permane
Incisa come un’essenza
Nell’infinito tempo dei miei sensi
Forse ben materiale o forse spirituale 
Cosa importa
Io senz’ombra di dubbio sono eterno 




5 - Aigle d’Afrique 


Du fond de ma misère de non être
Celui a qui on donna le nom nègre
Je m’élève Afrique pour renaitre
De mes cendres comme s’envole un aigle
Voici dans mon cœur bouillir les torrents
De l’espoir, le troupeau divagant
 Montagnes de hargne comme des guerriers fangs
Tutoyer l’orage qui au ciel se fend
Oh art primitif des forets
Savane qui gémit dans mes veines
Principe originel de la création
Venin d’Afrique  en ébullition 





Aquila d’Africa


Nel fondo della mia miseria di non essere
Quello cui si suol dare il nome negro
Africa, io m’innalzo per rinascere
Dalle mie stesse ceneri come s’innalza un’aquila
Ecco dento il mio cuore ribollire i torrenti
Della speranza, il gran branco vagante 
E montagne di rabbia come guerrieri Fang
Affrontar l’uragano che nel cielo si fende
O arte primitiva di foreste
Savana che mi piange nelle vene
Principio primigenio della creazione
Veleno di quest’Africa in ebollizion





4 - Philharmonie cosmique



Saints instincts épars dans le matin primordial de mon corps
Flot de vie qui bout actif comme une lave debout à travers les cavernes de mes veines
Nu, je suis venu du fond des nues, de la conscience universelle et entre terre et ciel, mon destin se ddddddescelle
Je suis feu, je suis ombre, je suis cieux et décombre dans le concert philarmonique de la plénitude dddddcosmique
Je suis l’ailleurs, l’ici, l’atome, les galaxies, l’infiniment grand, l’infiniment petit, la vibration de la vie qui dddddrythme les saisons
O énergie de la création, toi qui git, surgit, agit, régit toutes nos actions
Respiration éternelle, qui bâtit des civilisations, suscite des génies, nourrie mes passions
Toi qui lie toute créature, l’animal à la verdure, les éléments de la nature quand les temps sont matures




Filarmonia cosmica


Santi istinti sparsi nel mattino primordiale del mio corpo
Flusso di vita che si scatena attivo come una lava in piedi nelle caverne delle mie vene
Nudo, sono sceso dal fondo delle nuvole, dalla coscienza universale. E tra terra e cielo, il mio destino si dddddschiude
Sono fuoco, sono ombra, sono cieli e macerie nel concerto filarmonico della pienezza cosmica
Sono l’aldilà, l’aldiquà, l’atomo, le galassie, l’infinitamente grande, l’infinitamente piccolo, il vibrare della dddddvita che scandisce le stagioni
O energia della creazione, tu che giaci, sorgi, agisci, conduci tutte le nostre azioni
Eterna respirazione che ergi le civiltà, susciti i geni, nutri le mie passioni
Tu che leghi ogni creatura, l’animale alla verzura, gli elementi di natura quando il tempo si matura 





8 - Etre jeune ici


Le matin se lève sur l’agonie tranquille des bidonvilles de la ville et vient mourir dans les marécages au dddddfond des embouteillages des constructions sauvages
Le matin descend sur les logis indécents des élobis. Puis se faufile moribond dans les rues avec ses dddddespoirs déchus et ses foules d’imprévus
Le matin se brise contre les rêves rassis de nos cœurs, vieille jeunesse qui n’a plus qu’à faire d’un monde dddddmeilleur
Bienvenue au paradis de la souffrance. Ici florissent en silence tant d’errances, dans la foret dense du ddddddoute immense
Ecoute le trépas silencieux de ma terre . Entends le rythme déchiré de mon pays , où l’amertume signe dddddses triomphes sur les visages blasés, où chaque regard porte la griffe des incertitudes certaines d’un dddddlendemain froissé
Car être jeune ici, c’est croupir sous la vieillesse des rêves déçus
C’est vieillir dans l’angoisse des conquêtes vaincues. C’est subir ses nuits entières à rêver de longs déserts dddddet des traversées avortées de la mer. Contingence nécessaire ou nécessité contingente
Etre jeune ici c’est subir le prix fort de leurs vices. C’est être un sacrifice sur l’autel aux ambitions tristes ddddddes politiques de l’apocalypse. C’est s’emplir la gueule de colère et mordre à pleine dent la poussière
Etre jeune dans mon pays c’est une triste odyssée, une symphonie cassée, un destin fracassée qui se dddddconjugue toujours au passé et s’écroule continuellement dans les ombres du temps comme les dddddsecondes qui s’en vont
Oui être jeune ici c’est écrire avec rage ses déboires sur les pages de l’oubli collectif
C’est pourquoi quand le temple du dimanche baptise dans l’Esprit saint et le feu au nom du Père et du dddddFils, notre fleuve de misère nous baptise dans l’esprit vin et les feux d’artifice au nom du Père du dddddvice
O Jésus , le chemin, la vérité et la vie, quand le brouillard me remplit le regard je suis le chemin de la dddddvérité qui dévie
Paralysé par le doute, enlisé sur nos routes, on se perd sous cette voute tant la vie nous dégoute 
Car être jeune ici chez moi, c’est avoir pour seul compagnon l’éternel désœuvrement et passer ses longues dddddsolitudes à guetter les ombres crispées des passants, assommés par le poids de la journée et de dddddrudes années. C’est observer deux mollets désespérément rassis qui poursuivre un avenir dddddinsaisissable derrière un ballon de football
Oui être jeune ici crois-moi, c’est moche, c’est laid. C’est passer ses heures entières à s’écorcher la main Cette main qui saigne, ma main qui verse des larmes de sueur, cette main qui gémit en silence sur le dddddbéton muet et l’enclume indifférent, chers main qui pleure les souffrances de la terre, que Dieu te dddddbénisse
Que Dieu bénisse mes deux mains pleines des rêves inachevés et des déceptions de ceux qui nous dddddmentent si bien. Ma pauvre main vide des promesses fallacieuses de nos tristes politiciens
Tristes politiciens dont on entend souvent retentir l’échos révoltant des mêmes discours comme le frisson ddddddégoutant du tamtam de la nuit 
La politique en Afrique est mystique, maléfique et cynique. C’est un film tragique du premier au dernier dddddépisode. C’est pire que dans les trucages, la goutte d’eau a dépassée le vase
Oui ma politique en Afrique est une science sans conscience
Mais pardonne leur Seigneur car ils savent ceux qu’ils font
Et quand l’Afrique se meurt ainsi, où sont les gardiens du grand village des droits de l’homme pour venir ddddddéclamer leurs principes universels. Mais quand ceux qui devait arriver arrivera, médecins après la dddddmort, ils accourront avec leur chapelet de bonnes intentions
Dommage si mon message en déphasage ne rend pas hommage à vos populaires suffrages. Mais je dois dddddtourner une nouvelle page, même si vos dérapages me confine à la marge
Je m’excuse si les jets acerbes de mon ancre éclaboussent vos illustres sensibilités
Dommage si mes claques verbales peuvent sembler fatales, elles sont tout de même vital à l’unité dddddnationale
Et ce feu du verbe qui en moi court telle une sève et me brule les lèvres, c’est ce qui me permet encore dddddd’être jeune ici



Essere giovane qui


Il mattino si leva sull’agonia tranquilla delle bidonville della città e viene a morire dentro le paludi in fondo dddddalle imbottigliate costruzioni selvagge
Il mattino scende sulle abitazioni indecenti degli élobis. Poi si intrufola moribondo lungo le strade con le dddddsue speranze fuori tempo e ila suo grosso carico d’imprevisti
Il mattino s’infrange contro gli induriti sogni dei nostri cuori, giovani già vecchi che se ne fregano di un dddddmondo migliore
Benvenuti nel paradiso della sofferenza. In silenzio fioriscono qui tante e tante peregrinazioni, nella fitta dddddforesta del dubbio smisurato
Ascolta il trapasso silenzioso della mia terra. Senti il ritmo dirotto del mio paese In cui l’amarezza firma i dddddsui trionfi sui volti arcistufi, dove ogni sguardo porta il marchio delle insicurezze certe di un domani dddddgualcito
Perché essere giovane qui è piegarsi sotto la vecchiaia dei sogni delusi. 
È invecchiare nell’angoscia di conquiste sopraffatte. È lasciarsi passare addosso tutte intere le proprie dddddnotti sognando immensi deserti e traversate marine già morte ben prima di nascere. Contingenza dddddnecessaria o necessità contingente
Essere giovane qui, è pagare a caro prezzo i loro vizi. È offrirsi in sacrificio sull’altare della malvagia dddddambizione dei politici dell’apocalisse. È riempirsi la bocca di rabbia e mordere in pieno la polvere
Essere giovane nel mio paese è una triste odissea, una sinfonia ridotta in brandelli, un destino spezzato dddddche si declina sempre al passato e crolla continuamente nell’ombra del tempo come i secondi che se dddddne vanno
Sì essere giovane qui è scrivere con collera le proprie pene sulle pagine dell’oblio collettivo 
È per questo che quando al tempio, la domenica, si viene battezzati nello Spirito santo e nel fuoco in dddddnome del Padre e del Figlio il nostro fiume di miseria ci battezza nello spirito del vino e i fuochi dddddd’artificio brillano in nome del padre del vizio
O Gesù, tu, il cammino, la verità e la vita, quando la nebbia mi colma lo sguardo io seguo il cammino ddddddella verità traviata
Paralizzati dal dubbio, affondati nelle nostre strade, ci perdiamo sotto la volta del cielo, tanto la vita ci ddddddisgusta
Perché essere giovani qui a casa mia, è avere per sola compagna l’eterna disoccupazione e trascorrere dddddle proprie lunghe solitudini a guardare le ombre tristi dei passanti, gravati dal peso angoscioso della dddddgiornata e degli anni. È osservare due polpacci disperatamente duri che perseguono un dddddfuturo inafferrabile dietro un pallone da calcio
Sì essere giovani qui, dovete credermi, è schifoso, è indecente. È passare tutte le proprie ore a strapparsi le dddddcarni dalla mano
questa mano che sanguina, la mia mano che lascia scorrere lacrime di sudore, questa mano che geme in dddddsilenzio sul muto cemento armato e sull’incudine indifferente, cara mano che piangi le sofferenze ddddddella terra, che Dio ti benedica
Che Dio benedica le mie due mani piene di sogni interrotti e delusioni di cui son causa quelli
che ci mentono cosi bene. Mia povera mano vuota per le promesse fallaci dei nostri politici tristi
Politici tristi dei cui discorsi sempre uguali si sente spesso risuonare l’eco rivoltante come l’emozione ddddddisgustosa del tamtam della notte
La politica in Africa è mistica, cinica e malvagia. È un serial tragico dalla prima all’ultima puntata. È anche dddddpeggio che negli effetti speciali. La goccia ha fatto traboccare il vaso
Sì la mia politica in Africa è una scienza senza coscienza
Ma perdonali, Signore, perché sanno quello che fanno
E quando l’Africa muore in questo modo, dove sono i guardiani del gran villaggio dei diritti umani per dddddpoter declamare i loro princìpi universali. Ma quando ciò che deve accadere, accadrà, i medici dopo il trapasso, accorreranno coi loro rosari di buone intenzioni
Mi dispiace per voi se il mio messaggio così anticonformista non rende omaggio ai vostri tanto amati dddddsuffragi popolari. Ma adesso devo proprio voltare un’altra pagina, anche se i vostri sbagli mi dddddconfinano ai margini
Mi scuso se le gocce acerbe del mio inchiostro insozzano le vostre molto illustri sensibilità
Mi dispiace se i miei schiaffi verbali vi appaiono fatali, son comunque vitali per la nostra unità nazionale
E questo fuoco del verbo che scorre in me come scorre una linfa, e mentre scorre brucia le mie labbra è dddddciò che mi permette ancora d’essere giovane qui 

















9 commenti:

  1. Quest’ultimo gruppo delle dodici poesie fino ad ora inviatemi da Emile Edang, per la pubblicazione su questo blog, ha un titolo, ‘Je suis le ténébreux’, che rimanda, pur senza avervi molto a che fare, alla ben nota poesia di Gerard de Nerval, ‘El desdichado’, i cui primi versi sono i seguenti: “Je suis le ténébreux, - le veuf, - l’inconsolé, / Le prince d’Aquitaine à la tour abolie: / Ma seule étoile est morte, - et mon luth constellé / Porte le soleil noir de la Mélancolie…”. In qualche modo però anche il nostro Emile è un ‘desdichado’ parola spagnola derivata da ‘desdicha’, disdetta, sfortuna, disgrazia. È una terribile verità per il nostro Autore l’essere parte dei diseredati della terra o, per citare Frantz Fanon, ‘les damnés de la terre’. E tuttavia la tenebra non è di casa nel cuore e nella mente del nostro Poeta, egli la combatte strenuamente, per portare a se stesso e al suo popolo la luce e la speranza di una libertà e di una verità ancora, purtroppo, lontane. È vero che Emile può rappresentare, come ogni suo fratello africano di colore, il buio, il mistero, la tenebre, soprattutto per quanti sul sangue dell’africa costruiscono i loro infernali imperi finanziari ed economici. Ma di Emile non bisogna dimenticare che egli è un Poeta, un Cantore e che la sua parola e il suo canto hanno il ritmo possente del cuore di un popolo intero. La voce di un Poeta dice i mali della propria epoca e del proprio popolo, ma si rivolge al mondo intero…
    Per quanto ci riguarda, e per quello che ci ha saputo dare, diciamo grazie a Emile Edang e alla sua Poesia, per i quali, sempre, la nostra porta è aperta.

    Antonino Caponnetto

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  2. "Non sono ne schiavo ne Dio",enunciazione che vibra,che giunge ad ogni cosa con l'unica pretesa dell'esistenza,così com'è dato di essere.Emile non inventa nulla,rimane fedele a se stesso,alle sue origini,al suo fuoco interiore che non brucia ma illumina e scalda il passaggio di ogni suo sentire.Lui è uomo,è terra,è linfa.Benedice le sue mani vuote e con esse lotta contro il dubbio e la delusione.Vince,se si vince il dolore,senza la pretesa di farlo.Dove le città diventano paludi e la propria anima,un trofeo.

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  3. Quasi come se presentissi la pubblicazione di questa poesie, ho scritto qualche giorno fa a Emile per rimangiarmi quella appena accennata sfumatura di dubbio che, nel grandissimo apprezzamento per la sua opera poetica (che Antonino va dischiudendoci a poco a poco, come lampi d'illuminazione), quel dubbio, dicevo, su un tema - la diversità, l'africanità, la negritudine - che ai nostri occhi si presta a qualche facile speculazione sentimentale. Mi scusavo con Emile Edang di questi pensieri perché mi sono nel frattempo convinto profondamente che questo tema è per lui la natura stessa del suo fare poesia, che l'anima e l'Africa sono in lui le due facce del suo essere, e che il suo - credo temporaneo - risiedere in Europa funge da evidenziatore di quella grande passione sociale, umana, culturale e, in una parola, poetica che è il concetto etico politico, anzi il concetto mistico di Africa (ma misère de non être/Celui a qui on donna le nom nègre/Je m’élève Afrique pour renaitre).
    Dunque, anche se scrive in Italia in lingua francese e anche italiana, Emile è Camerun in ogni sua fibra e in ogni sua parola e della sua terra ci porta l'innocenza e l'orrore, la miseria e la gloria, la disperazione e la speranza, l'orgoglio. E ci porta l'immane fatica di guardare avanti, di credere in un futuro, di conservare delle fedi.
    Non si può, come facevano a scuola i nostri professori crociani, discernere, nella poesia di Emile Edang, il contenuto dalla forma, l'animale politico dal letterato, l'Africano dal poeta. Così come ci sembra - al nostro ignorantissimo sguardo - magmatica l'Africa, con le sue pulsioni, le sue speranze, le sue tragedie, altrettanto è magmatica la poesia di Emile, crogiolo nel quale sta fondendo l'oro puro per diventare gioiello preziosissimo.
    La presente pubblicazione non è solo una conferma ma un passo avanti, per Emile un procedere allo scoperto, in partibus infidelium, nella sua decifrazione della propria natura di poeta e di "negro", per noi un passo avanti nella conoscenza di questo poeta e dell'immenso patrimonio valoriale che reca con sé.

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  4. Sono incantata da questa lettura, dalla capacità di questo Poeta di esprimere il quasi inesprimibile , qual è la profondità del suo sentire, l' interna carica d' energia che espande empaticamente nell' universo intero di cui sente l' appartenenza, l' amore per la sua Africa, " savana che mi piange nelle vene". Grazie a te Antonino , che mi hai dato il piacere di conoscere questa splendida persona, prima che bravo poeta, e ad Emile Edang, nostro amico, che ha saputo aprire la porta del nostro cuore.

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  5. Grazie Antonino . Come sempre il lavoro è stato fatto da mani da maestro.
    Ti volevo però fare alcune osservazione sulla pubblicazione di oggi, oltre l’aspetto generale che trovo molto interessante.
    Prima inizierò con il primo testo “le ténebreux”. Traduzione riuscita, ma come al solito ho la testa in aria quando ti mando i testi, facendo copia incolla dalle mie note di facebook, non prendo spesso il tempo di rileggerle quindi verso la fine del testo dovrebbe finire cosi,
    « peut être matériel, peut être spirituel
    Qu’importe
    Je suis surement éternel »
    Anche nel testo « Etre jeune ici » dovevo dire “ici florissent en silence tant d’errances, dans la foret dense du doute immense”

    Inoltre il testo in questione come l’hai detto, oltre ad avere a che fare con “El desdichado” di De Nerval,
    vorrebbe mettere in risalto un altra idea. Infatti contrariamente a Nerval che si riferisce al concetto di "tenebroso"
    come qualcosa di negativo, d’invernale, di triste, io pure ispirandomi da quest’illustre autore, sfrutto di più il lato misterioso delle tenebre, quel misterioso, l’inconscio e pure il mistico, che ci spaventa spesso ma di cui non possiamo prescindere, perché essendo il nostro io più profondo e istintivo. Quindi credo che questo testo sia più vicino al terzo “ filarmonica cosmica”, che mette ugualmente in rilievo la dimensione istintiva e mistica, dell’essere. “Essere” preso come creazione tout court, cioè tutti gli elementi della natura
    che derivano da un’ "unica particella divina". (Particella divina che del resto è d’attualità nelle ricerche del CERN ihihih.)Quindi "il tenebroso" qua va oltre qualunque colore della pelle, qualunque appartenenza etnica e direi anche qualunque regno( animale, vegetale o minerale)come lo descrive "Filarmonica cosmica".
    Poi “Aigle d’Afrique” e “ Etre jeune ici” ovviamente sono più vicini nel senso che trattano entrambi del tema dell’Africa, anche se con prospettive un po’ diverse. Il primo è pieno di ottimismo, l’altro può perfino spingere alla depressione ihihih tanto tenebroso è, il quadro dell’ Africa che dipinge, come se tutto nel continente nero fosse solo cosi negativo. Ma si capisce che in un testo lirico, a volte si deve esagerare un po’per dare più potenza al proprio linguaggio :)
    Ecco è tutto, il resto te l'ho detto in privato. Grazie :)
    Grazie Sonia, te mi capisci sempre in profondità.
    Ringrazio ugualmente il grande Paolo coi suoi commenti eruditi, che alla fine, mi danno spesso l’impressione che i testi non sono miei. Te spighi cosi bene le cose e con un linguaggio troppo esperto che alla fine, non capisco più niente 
    Grazie Alessandra, le tue parole sono sante.
    Detto questo, non mi piace fare la critica dei testi, soprattutto i miei, forse perché non la so neanche fare. Io ascolto giusto il battito del mio cuore, e poi con questo rimo interiore lascio sul foglio, cose che a magari non hanno un senso, ma mi danno sicuramente un senso.
    Grazie a tutti 
    Emile.

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  6. "E questo fuoco del verbo che scorre in me come scorre una linfa, e mentre scorre brucia le mie labbra è ciò che mi permette ancora d’essere giovane qui " La culla dell'umanita' serba ancora l'energia creatrice e la esplicita in doni profusi a piene mani a giovani poeti, a Edang Emile sicuramente. Apatici e privi di amore e vitalita' spesso i giovani europei ed italiani in particolare, grande voglia di fare e capacita' di innovazione in culture e giovani meno avvezzi alle mollezze del consumismo e alla iperprotezione familiare. Vedo limpido un futuro per la poesia, per l'arte e la cultura in queste bellissime poesie di Emile che mi auguro non siano le ultime che AntoNino ci regala. CZ

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  7. INSERISCO IL PRESENTE COMMENTO IN NOME E PER CONTO DI RITA PISACANE, CHE, PER PROBLEMI TECNICI NON NE HA AVUTO LA POSSIBILITA'.

    "Non solo piacevole è la lettura, ma, direi emozionante: un poeta dell'anima, come Emile stesso si definisce, che si alimenta di natura, che diventa natura, che è tenebra ma anche "scintilla che danza sopra il buio". La sua è una poesia che nasce dal rumore del cuore...perciò un atto creativo, perennemente creativo, ma senza soluzioni, nè convinzioni. Di Emile mi piace l'uso che fa delle metafore: un uso mai forzato, bensì semplice, spontaneo, quasi innocente, come la sua anima quando si immerge nella natura.

    Rita Pisacane"

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  8. Ho apprezzato molto la poetica di Emile, la lirica "Il tenebroso" è davvero notevole, i versi "Io sono la presenza che permane/Incisa come un’essenza/Nell’infinito tempo dei miei sensi" sono di grande intensità e bellezza. Ho letto con piacere la versione in francese delle poesie, una sonorità senza paragoni...

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  9. poesia degli spazi infiniti dell'anima. Giancarlo Serafino

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